Plantation Leyritz

Au sein d'un parc tropical verdoyant et entouré d'arbres centenaires, la Plantation Leyritz est une ancienne habitation située au Nord Atlantique qui a préservé les vestiges de ses bâtiments d'époque. C'était un ancien domaine agricole, très certainement le plus important des Antilles si on prend en compte le nombre de ses édifices. Elle a été fondée par un noble originaire de Bordeaux, Michel de Leyritz (1681-1764), qui s'était installé dans la région du nord atlantique de l'île depuis plusieurs années.

Dès lors se met en place un système de plantation de cultures selon les besoins et les tendances de l'époque (épices, manioc, tabac, agrumes et bien sûr la canne à sucre). De nos jours, on y trouve encore des plantations de bananes et d'ananas.

Après sa création, comme c'était le cas dans le reste des habitations de l'île, Michel de Leyritz fait appel à des esclaves venus d'Afrique pour y travailler dans les plantations. On y comptait alors 336 esclaves en 1771 travaillant sur les champs du site qui s'étendait sur une surface de 497 hectares. Puis le nombre d'esclaves présents sur les lieux va diminuer suite à l'arrêt de la Traite Négrière.

Après l'abolition de l'esclavage, des travailleurs noirs et « koulis » rémunérés seront en charge des travaux des champs et de la production de produits de la canne à sucre (rhum, sucre et tafia).

En 1970, elle a été transformée en hôtel-restaurant tout en préservant au mieux les bâtiments historiques (sucrerie, distillerie, moulin à eau et la rue case-nègres).

La Plantation Leyritz est aussi connue pour avoir été la terre d'accueil d'un sommet franco-américain entre le Président de la République de l'époque, Valéry Giscard d'Estaing, et Gerald Ford, le Président des États-Unis, du 14 au 16 Décembre 1974.

En 1979, elle est durement frappée par le cyclone David avant d'être restaurée et d'accueillir des visiteurs du monde entier.

En 2007, la Plantation Leyritz est partiellement détruite suite au passage de l'ouragan Dean et n'a pas rouvert ses portes aux visiteurs. Par ailleurs, suite à des difficultés de financement, le site n'a pas été rénové.

J.Bally

Connue de tous les amateurs de rhum, la distillerie J.Bally produit depuis plusieurs siècles un produit de qualité reconnu dans le monde entier.

Au 18ème siècle, le Baron de Lajus y fait l'acquisition d'une petite sucrerie munie d'un moulin à eau construite en 1610. Épargnée suite à l'éruption de la Montagne Pelée, le domaine sera pourtant saisi par les autorités.

Jacques Bally, un ingénieur des Arts et Manufactures, la rachète en 1917 à l'époque où la production de rhum est à son apogée. Il transforme la sucrerie en distillerie. Formé à l'École Centrale de Paris, son savoir lui permet de construire lui-même une nouvelle colonne à distiller et installer une machine à valeur.

Cette amélioration de l'équipement s'accompagne d'une revalorisation foncière. Il rassemble les terres morcelées et rebâtit l'Habitation Lajus. En 1930, il crée d'abord la fameuse bouteille pyramidale qui rendra la marque célèbre dans le monde entier.

Il décide aussi de laisser vieillir ses rhums en fût en s'inspirant d'un procédé utilisé pour la production des grands alcools fins et privilégie cette option dès 1924. Il est vu comme un précurseur du rhum vieux.

Un de ses fils le rejoint après la fin de la Seconde Guerre Mondiale et ensemble ils continuent d'améliorer les installations.

En 1976, le rhum J.Bally produit par Saint-James dans sa colonne créole, mais une partie de l'élevage se fait encore dans les chais de Bally.

En 1987, la marque et sa colonne créole sont déplacées à la distillerie du Simon et, en 1996, quand le groupe Rémy Cointreau prend le contrôle, toute la production Bally est transférée chez Saint James où le rhum Bally bénéficie d'une élaboration tout à fait particulière. Les équipements sont modernisés. Une partie du vieillissement s'effectue toujours dans la distillerie du Carbet. Les méthodes élaborées par Jacques Bally sont conservées. La production a lieu durant la saison la plus sèche et le rhum est élevé exclusivement en fût de chêne.

Aujourd'hui, la marque J.Bally ne commercialise que 250 000 litres par an, ce qui en fait un rhum rare et artisanal de qualité grand cru. Le rhum vieux est la spécialité de la maison Bally. Des touches de vanilles et bois sec y sont ajoutés et lui donne une saveur unique.

Le site est actuellement fermé et il n'est pas possible de le visiter.